Le sport, une école de la vie, Astrid GUYART

Le sport, une école de la vie, Astrid GUYART

Le sport, une école de la vie, Astrid GUYART

Astrid Guyart (*), multi-médaillée mondiale et continentale d'escrime, répond à une série de questions sur la pédagogie, le sport et la santé. Dans la première vidéo, Astrid nous présentait ses trois livres de jeunesse.

Cinq questions lui ont été posées :

 

- Vos conseils Astrid pour enseigner l'activité physique aux enfants ?

Le sport amène le kinesthésique. Je comprends parce que je fais, je ressens. A l'enseignant ensuite de greffer dessus des apprentissages connexes comme l'éducation civique, les valeurs. Des thèmes liés aux comportements des individus et des valeurs de la société. L'ancrage chez l'enfant sera alors plus pérenne. Ce dernier ressent les valeurs au moment ou il pratique l'activité physique. Un conseil serait de profiter de ce moment ou on fait, ou le corps fonctionne, pour faire passer des messages forts.

 

- Quel regard portez vous sur le jeu dans les apprentissages ?.

Que ce soient les dernières découvertes en neurosciences, ou en observant la vie sauvage, on constate que les humains comme les animaux apprennent mieux avec le jeu. Ceci est aussi juste pour moi en compétition. Si je ne joue pas je ne peux pas gagner. Au travers du  jeu dans l'activité physique, on permet à l'enfant de mieux apprendre.

 

- Une remarque sur le rapport sport et santé physique ?

Je pars du principe que nous sommes une personne. Nous ne sommes pas un esprit décoléré de notre corps. Si je ne prends pas soin de mon corps, si je ne le respecte pas, en ne faisant pas d'activité physique régulière, quelque part, c'est moi que je ne respecte pas. Sur les premiers moments de temps scolaire et périscolaire, il faut sensibiliser l'enfant à ces questions.

 

- En quoi pour vous le sport est une école de la vie ?

Au travers du sport on est confronté à soi même. Le sport nous fait gagner et perdre. On perd car on va à sa limite, en cela c'est une école. On constate à l'instant " t" une limite, mais cette dernière n'est pas figée. En continuant de m'entrainer, de me remettre en cause, avec détermination et motivation, je peux alors repousser cette limite. On apprend sur soi, on se découvre et on peut aller en permanence au delà de soi même.

 

- Que diriez vous à un enfant qui veut devenir champion ?

Plutôt que de poser la question ainsi, je dirais plutôt. Si l'enfant a un rêve, si il a une petite flamme, une passion au fond de lui, il ne doit alors laisser personne le décourager. Il rencontrera sur sa route de nombreuses personnes, souvent bienveillantes, qui lui expliqueront que ce ne sera pas possible. J'ai envie de transmettre ceci : écoutez au fond de vous et peut être vous ressentirez tout comme moi une petite flamme olympique qui vient de s'allumer.  Pour ma part, je me suis dis,  "là tu peux te réaliser Astrid", j'ai alors été attiré par cela. C'est ma motivation par la suite que j'ai travaillée et c'est ce qui m'a permis de devenir membre de l'équipe de France et championne olympique.

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