Michel RECOPE, Partie N° 2, Deux exemples de la non mobilisation apparente des élèves

Michel RECOPE, Partie N° 2, Deux exemples de la non mobilisation apparente des élèves

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Michel RECOPE, Partie N° 2, Deux exemples de la non mobilisation apparente des élèves

Michel RECOPE, Partie N° 2, Deux exemples de la non mobilisation apparente des élèves

Lutter contre les inégalités d'apprentissage 

Avec Michel RECOPE, enseignant-chercheur en Sciences et Techniques des activités physiques et sportives.

Au préalable veuillez voir la Partie N°1 : Le Constat, puis , Partie N° 3, Le repérage de 10 populationsPartie N° 4, La remédiation N°1Partie N°5, La remédiation N°2Partie N°6, La remédiation N°3Parttie N°7,  Un schéma d'apprentissage partant des besoins de l'élève

L'erreur serait donc de croire qu'un élève, même celui qui 'ne bouge pas beaucoup' sur le terrain n'est 'pas en activité', qu'il est non mobilisé, ou peu mobilisé. Cette erreur témoigne de notre incapacité à identifier l'objet vers lequel est mobilisé cet élève, à remonter aux raisons de son apparente inactivité.

D'autre part, elle témoigne d'une conception finalement absurde car elle identifie l'élève par ce qu'il n'est pas : une identification 'en creux' (qui identifie par défaut identitaire).

Nos études montrent au contraire qu'il faut appréhender tous les élèves en référence à leur identité 'positive', à leur mode cohérence propre actuelle, à leur logique d'acteur. Il s'agit de repérer leurs bonnes raisons d'agir comme ils le font, de remonter à ce qui est à l'origine de leur manière d'agir. Il s'agit enfin de respecter chaque mode de cohérence, chaque logique, et de partir d'elle : comprendre l'activité actuelle et la respecter avant de prétendre la transformer.

C'est selon moi une des conditions essentielles pour devenir autant que possible un réducteur des inégalités de progrès et d'apprentissage. Devenir un spécialiste des raisons des difficultés d’apprentissage et des conditions favorisant les transformations espérées.

En conséquence, la formation devrait reposer sur un principe d’empathie, essentiel à toute forme de communication : tenter d'approcher la cohérence d'autrui (afin de comprendre ce qui lui importe, ce que ses actions cherchent à obtenir, et ce qu’il éprouve). Il s'agit pour le formateur d'accepter de se décentrer de son point de vue pour chercher à approcher le point de vue, considéré comme légitime, de l'élève.

C'est très simple, mais encore faut-il l'accepter : chacun est mobilisé... par ce qui le mobilise !

La mobilisation est l'orientation comportementale effective, en situation concrète, de l'activité d'une personne vers un "objet" (au sens large : un objet matériel, une personne, un événement, un idéal, ...) qui lui importe. Les différents types de ressources personnelles (attentionnelles, informationnelles, énergétiques, physiques, biomécaniques, affectives) et sont disponibles (mises à disposition) à la fois par synergie (c'est-à-dire par rassemblement et complémentarité) et par focalisation (c'est-à-dire par concentration et convergence) vers cet objet. Les différents actes accomplis sont autant de moyens pour conquérir cet objet.

              Nous avons par exemple repéré deux objets de mobilisation qui orientent l'activité d'élèves apparemment inactifs :

- ceux qui sont mobilisé par la proximité du ballon, qui attendent que le ballon arrive vers l'endroit qu'ils occupent sur le terrain pour intervenir dans le jeu ;

- ceux qui sont mobilisé par le refus de l'opposition (par le rejet des rapports d'opposition et de domination entre humains).

 

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