Les différents facteurs qui influencent l’activité physique des enfants
Par Caroline Bernal, maître de conférences STAPS, Université de Nîmes
Les enfants et les adolescents d’aujourd’hui ne sont pas suffisamment actifs. Ils sont nombreux à ne pas atteindre les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé, qui préconise en moyenne 60 minutes par jour d’activité physique d’intensité modérée à soutenue pour les enfants et les adolescents.
Mais pourquoi les jeunes bougent-ils moins ? Et surtout, comment favoriser durablement leur mise en mouvement ?
L’activité physique des enfants ne dépend pas uniquement de leur motivation individuelle. Elle est influencée par de nombreux facteurs qui se combinent : leur environnement familial, scolaire et social, l’aménagement des espaces dans lesquels ils évoluent, mais également les habitudes de vie et les possibilités qui leur sont offertes.
Une approche globale de l’activité physique
Pour mieux comprendre ces mécanismes, Caroline Bernal présente dans cette vidéo une approche socioécologique de l’activité physique.
Cette approche permet de considérer l’enfant dans son environnement et de prendre en compte les différentes dimensions susceptibles de favoriser ou, au contraire, de limiter sa pratique physique.
La famille joue notamment un rôle essentiel dans la construction des habitudes de vie. Les parents peuvent encourager les déplacements actifs, proposer des activités physiques ou simplement créer des occasions de bouger au quotidien.
L’école constitue également un environnement déterminant. Au-delà des cours d’EPS, les récréations, les déplacements, les jeux actifs et le dispositif des 30 minutes d’activité physique quotidienne peuvent contribuer à réduire les temps passés assis et à multiplier les occasions de mouvement.
L’environnement dans lequel vivent les enfants a lui aussi son importance : présence d’espaces verts, équipements sportifs, accessibilité des infrastructures, possibilités de se déplacer à pied ou à vélo… Tous ces éléments peuvent faciliter la pratique quotidienne.
Agir sur plusieurs leviers
Lutter contre la sédentarité des enfants ne peut donc pas reposer sur une seule action. Il est nécessaire d’agir simultanément sur différents leviers et de créer un environnement qui donne envie de bouger.
Cette réflexion est au cœur de la démarche d’Actibloom : proposer aux enseignants, éducateurs, animateurs et professionnels de l’enfance des ressources simples et concrètes pour multiplier les occasions de pratiquer une activité physique.
Comprendre les facteurs qui influencent l’activité physique permet ainsi de mieux agir pour accompagner les enfants vers des habitudes de vie plus actives, dès le plus jeune âge.
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